Le consommateur-citoyen de 2011 prend son sort en mains: sa confiance dans les institutions part en vrille.

Mercredi 22 décembre 2010 — L’institut de sondage Ipsos a mené une enquête, avec l’agence de conseil stratégique en marques Think BBDO et l’agence de publicité VVL BBDO, visant à déterminer l’impact de la crise économique récente sur le consommateur-citoyen de 2011. L’enquête a donné lieu à 1000 interviews en ligne auprès d’un échantillon représentatif de la population belge âgée de 18 à 65 ans. Cette enquête affiche une marge d’erreur d’environ 3%.

Notre analyse fait apparaître un recul généralisé de la confiance du consommateur belge à l’égard des institutions de la société en général. Les institutions politiques et religieuses enregistrent les scores les plus bas sur l’échelle de la confiance alors que l’enseignement et les soins de santé figurent en tête du classement. La baisse de confiance est la plus forte pour l’Église (elle chute de 28% à 8%).

Sur le plan économique, l’enquête révèle que la crise a incité le Belge à consommer de manière plus réfléchie en attachant davantage d’importance à l’opinion de sa famille et de ses amis. Sur la base des conclusions de l’enquête d’Ipsos, l’agence de conseil stratégique en marques Think BBDO a établi les 5 profils du consommateur-citoyen de 2011.
  • 27% des Belges se profilent comme des individualistes: ces consommateurs assument leurs responsabilités. Ils n’attendent pas que quelque chose ou quelqu’un leur rendent la vie plus facile.
  • 24% sont des chevaliers de la morale: ces consommateurs attachent beaucoup d’importance aux normes et aux valeurs. Si tout le monde respectait les règles, tout reviendrait à sa place.
  • Les sauveurs de la planète, qui constituent un groupe de 18% de la population, partagent la conviction que nous pouvons créer, ensemble, un monde meilleur. Ils ont une grande conscience économique et écologique et militent pour un monde plus durable au bénéfice des générations actuelles et futures.
  • 17% des Belges sont des militants de la solidarité: ils se battent contre l’injustice et l’inégalité, croient en la force de la solidarité et cherchent toujours, dans leurs actions, à obtenir le soutien du groupe.
  • Les 14% restants sont les fatalistes et les désillusionnés du système. Ils sont persuadés que cela va aller de mal en pis et ont perdu toute foi en l’avenir.
Une enquête internationale conduite par Ipsos révèle que la situation économique actuelle dans notre pays est considérée comme « très bonne à bonne » par à peine 29 % des Belges. Nos compatriotes se situent à cet égard environ au même niveau que les Polonais et les Russes à l’égard de leur pays respectif. Et donc loin au-dessous de la moyenne de 42 % observée dans les 24 pays couverts par l’enquête. Il n’étonnera personne que ce sont les Indiens et les Chinois qui expriment le plus grand optimisme au sujet de la situation économique de leur pays.

Nous pouvons en tirer comme conclusion que les organisations et les marques doivent écouter et communiquer avec leurs consommateurs afin de regagner la confiance perdue. À cet égard, il est essentiel de soigner les composantes « amabilité » et « serviabilité » de l’offre des produits, le prix ainsi que la stratégie de la communication.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Fons Van Dyck, Managing Director Think BBDO – 0486 259.219 – fons.van.dyck@think.bbdo.be

Eric Dubois, CEO IPSOS – 02 642 49 04 – eric.dubois@ipsos.com

Johan Vandepoel, Managing Director VVL BBDO – 02 421 22 00 – johan.vandepoel@vvl.bbdo.be